quatre siècles d'histoire

1600

Au XVIIème siècle, les Patry de Calais, maison de chevalerie normande, acquièrent le Château de la Calonnière et y plantent un vignoble sur les pentes douces qui roulent vers le Layon. Baptisé Calaynnière, Calouinnière, puis Domaine de la Calonnière au fil des siècles, le lieu traverse les époques et les propriétaires, chacun cultivant ces terres avec le même soin.

1900

Paris, Exposition Universelle. Le Château de la Calonnière remporte la médaille d’or dans la catégorie Coteaux du Layon — une récompense qui consacre ce terroir de schiste parmi les grandes appellations de Loire.

1967

René Teurquetil et son frère reprennent la propriété. Ils rénovent le château et restituent aux jardins leur caractère d’origine. Ils modernisent le chai, rénovent le bâtiment des vendangeurs et plantent de nouvelles vignes. René Teurquetil assurera ensuite seul la continuité du domaine, au fil des années.

2021

Catherine Teurquetil de Clermont-Tonnerre, qui grandit entre les vignes avec ses frères et sœurs, reprend le domaine familial. Son ambition : produire des vins d’exception et de caractère, fidèles à leur terroir. Rehaussant les critères de l’exigence, elle initie le passage en agriculture biologique, réduit les rendements, poursuit la modernisation du chai, et engage l’acquisition de parcelles d’exception à Bonnezeaux. 

l'anjou noir, un terroir unique

Martigné-Briand occupe une position singulière dans le vignoble, à mi-chemin entre le Saumurois et Savennières, en plein cœur des Coteaux du Layon. C’est ici, sur la faille géologique du Layon, que s’étendent les 23 hectares de vignes du Château de la Calonnière sur les 40 hectares que compte la propriété. 

Le sous-sol est un mélange de schistes et de grès, caractéristique de l’Anjou Noir. Les schistes restituent la chaleur, favorisent des nuits plus douces et limitent le stress hydrique. Les grès apportent des vins fruités en rouge, floraux et souples en blanc. Deux roches, deux expressions, une même cohérence minérale.

Mythique rivière de l’Anjou, le Layon longe les vignes sur plusieurs kilomètres. Elle nourrit les brumes matinales et favorise le développement du Botritys Cinerea, la pourriture noble, condition indispensable à l’élaboration des grands liquoreux de l’appellation.

Six cépages cohabitent sur le vignoble. Le Chenin blanc, cépage emblématique du domaine et de l’Anjou, noble et versatile, sait produire de formidables vins secs et liquoreux, ainsi que du crémant. Les Cabernets Franc et Sauvignon sont la trame des vins rouges du domaine. Chardonnay, Grolleau gris et Grolleau noir complètent l’encépagement. Les vignes sont conduites en cordon et double Guyot. La majorité d’entre elles dépassent les 30 ans et certaines sont quasi centenaires. Celles-ci s’enracinent profondément dans le schiste, favorisant la concentration naturelle des arômes.

Le millésime 2024 est le premier certifié en agriculture biologique. Un chemin cohérent pour un domaine dont les pratiques vertueuses sont bien antérieures à la certification : aucun désherbage chimique, produits de traitement sains, travail mécanique des sols. 

notre philosophie, faire confiance au vivant

La spécialisation agricole est récente. Pendant des siècles, la vigne cohabitait naturellement avec les arbres fruitiers, les potagers, les animaux. C’est l’évidence des vertus synergiques de la polyculture que le Château de la Calonnière souhaite exhumer.

Ici, rien n’est isolé. La vigne bénéficie de la présence des ruches, les sols de la jachère fleurie, les parcelles du travail mécanique plutôt que chimique. Chaque élément nourrit l’autre. Ce n’est pas une posture, c’est un système.

A la vigne et au chai, c’est l’exigence qui guide chacun de nos gestes. Vendange manuelle, tri drastique à la vigne comme au chai, intervention minimale en vinification. Laisser le raisin exprimer ce que le terroir lui a donné, sans le forcer ni le corriger. Révéler plutôt qu’imposer.

Au fond, la philosophie du domaine tient en peu de mots : faire confiance au vivant.

la polyculture, au coeur du domaine

Avant la spécialisation, de nombreux vignerons menaient plusieurs activités agricoles simultanées. Le Château de la Calonnière renoue avec cet usage : sur les 40 hectares du domaine, 17 hectares ne portent pas de vignes.

Depuis 2022, plusieurs ruches sont hébergées sur le domaine, confiées aux soins d’un apiculteur.

Les abeilles y trouvent un espace préservé pour butiner tout au long du printemps, profitant de la diversité florale du domaine pour produire plusieurs miels, selon la saison, aux multiples expressions. De la ruche au pot, le miel est récolté et extrait artisanalement — sans chauffage excessif ni filtration agressive, pour préserver l’ensemble de ses arômes et de ses propriétés naturelles. Un miel bio, à l’image du domaine qui l’héberge. Un verger de pommiers et poiriers prend calmement racine depuis 2026, au milieu de cet Eden préservé. Et d’autres projets sont à l’étude…

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